Une messe pour une intention qui vous tient à coeur
Souhaitez-vous soutenir, par une forme de prière très puissante c’est-à-dire l’eucharistie, une personne que vous aimez et qui est dans la souffrance, qui va subir une grosse intervention ? Un défunt pour qui vous désirez ardemment le ciel, la Paix, l’Amour ? Ou encore souhaitez-vous rendre grâce au Seigneur de manière toute spéciale pour une grâce recue ?
Vous pouvez le faire en demandant qu’une messe soit célébrée pour votre intention.
Comment ? En nous faisant parvenir votre demande via le formulaire qui vous trouverez en cliquant ici.
Pour mieux comprendre cette pratique d’intention de messe … (0)
Chaque célébration eucharistique actualise le sacrifice unique, parfait et définitif du Christ qui a sauvé le monde sur la Croix une fois pour toutes. L’Eucharistie est avant tout célébrée pour glorifier Dieu et en action de grâce pour le salut de l’humanité. Selon une très ancienne tradition, les fidèles demandent au prêtre de célébrer la sainte messe « en réparation des péchés des vivants et des défunts, et pour obtenir de Dieu des bienfaits spirituels ou temporels (1). » « Il est vivement recommandé aux prêtres de célébrer la messe aux intentions des fidèles (2). »
Afin de participer à leur manière au sacrifice du Seigneur, par le don non seulement d’eux-mêmes mais également d’une partie de ce qu’ils possèdent, les fidèles associent une offrande, en général pécuniaire, à l’intention pour laquelle ils souhaitent qu’une sainte messe soit appliquée. Il ne s’agit en aucune façon d’une rémunération, le Sacrifice eucharistique étant absolument gratuit. L’offrande pour la célébration de saintes messes doit être considérée comme « une forme excellente » d’aumône (3).
Cette coutume « n’est pas seulement approuvée mais également encouragée par l’Église qui la considère comme une sorte de signe de l’union du baptisé avec le Christ, ainsi que du fidèle avec le prêtre qui réalise son ministère en sa faveur (4). » Les prêtres doivent donc l’encourager par une catéchèse adéquate en expliquant aux fidèles son sens spirituel et sa fécondité. Ils veilleront à célébrer l’Eucharistie avec la vive conscience que, dans le Christ et avec le Christ, ils intercèdent devant Dieu non seulement pour appliquer de manière générale le Sacrifice de la Croix au salut de l’humanité mais également pour présenter à la bienveillance divine l’intention particulière qui lui a été confiée. Cela constitue pour eux une manière excellente de participer activement à la célébration du mémorial du Seigneur.
Les prêtres doivent également être convaincus que « la matière concernant directement l’auguste sacrement, toute apparence de lucre aussi minime soit-elle ou de simonie, serait cause de scandale (5). » Par conséquent l’Église a promulgué des règles précises en la matière (6) et punit d’une juste peine « qui fait un gain illégitime sur les offrandes de messes (7). » Tout prêtre qui accepte l’engagement de célébrer une sainte messe conformément aux intentions de celui qui l’offre, doit s’en acquitter en toute justice, en appliquant autant de messes qu’il y a d’intentions (8).
Il n’est pas licite pour le prêtre de demander une somme supérieure à celle qui est fixée par décret de l’autorité légitime ou, si un tel décret n’existe pas, correspondant aux habitudes en vigueur dans le diocèse. Il est toutefois permis d’accepter une offrande inférieure à celle fixée et même plus importante, si celle-ci est offerte spontanément (9).
Notes :
(0) d’après le directoire pour le ministère et la vie des prêtres de la concrégation pour le clergé.
(1) Catéchisme de l’Église Catholique, 1414 ; cf. C. I. C. can. 901.
(2) Cf. C. I. C.(Conde de droit canonique) can. 945, §2.
(3) CONGRÉGATION POUR LE CLERGÉ, Décret Mos iugiter (22 février 1991), art. 7 : AAS 83 (1991), 446.
(4) PAUL VI, Motu proprio Firma in Traditione : l. c., 308.
(5) CONGRÉGATION POUR LE CLERGÉ, Décret Mos iugiter (22 février 1991) : l. c., 443-446.
(6) Cf. C. I. C. can. 945-958.
(7) Ibid., can. 1385.
(8) Cf. Ibid., can. 948-949 ; 199,5°.